Donner une âme à son projet n’est pas un artifice managérial. C’est une nécessité, comme nous l’avons vu dans mon dernier article. Se pose désormais la question pour beaucoup d’entre vous : comment faire ?

 

Il y a plusieurs réponses possibles, et je choisis de l’aborder sous l’angle de la dynamique d’équipe.

 

Or, je constate que l’écart se creuse entre ce que les personnes ressentent, analysent, expérimentent….et ce qu’elles expriment réellement au sein de leur équipe.

Cet écart abouti à un désengagement en terme de qualité de présence et d’échange. Qu’est-ce que j’investis véritablement de moi-même dans l’efficacité de mon équipe ? Quel est mon niveau de proximité professionnelle avec mes collègues ? Est-ce que je porte sincèrement la globalité du projet ou suis-je retranché derrière mon périmètre ?

 

C’est comme si les « silos » que nous dénonçons dans les organisations étaient le reflet amplifié de nos propres silos personnels et intérieurs.

Nos cinq sens, notre intuition, notre corps, nos émotions, notre psyché, nos deux cerveaux, notre spiritualité : tout en nous est fait pour la relation aux autres. Et nous n’en faisons finalement pas grand chose, en limitant notre intelligence et nos interactions professionnelles au registre du « rationnel ».

Quelle perte d’information riche et qualitative ! Quel manque à gagner d’énergie partagée….renouvelable et gratuite !

 

Multiples sont les chemins pour parvenir à donner un supplément d’âme à son équipe et abattre ces silos. Voici quatre ingrédients qui, d’après mon expérience d’accompagnement d’équipes projets, permettent de progresser dans cette direction :

 

  • Se réjouir et dire les points forts à ses collègues, source d’apprentissage et de reconnaissance,
  • Etre heureux d’identifier ses propres appuis pour développer une bonne estime de soi et partager ses compétences,
  • Etre conscient et accepter humblement de n’être pas parfait : connaître ses propres limites et ses axes de progrès pour chercher des complémentarités avec ses pairs,
  • Reconnaître ses torts pour remettre de l’énergie dans une relation et restaurer une bonne coopération.

 

Serait-ce le « monde des bisounours ». Et bien non, au contraire !

C’est une démarche exigeante qui demande du courage et de savoir gérer ses propres résistances.

S’engager pleinement et être authentique permet de donner une âme à son équipe, car nous avons besoin de relations qui nous font progresser individuellement et collectivement.

Les équipes qui se sont mobilisées consciemment dans cette direction en sont sorties avec un collectif soudé et dynamisé.

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