Certains projets sont exceptionnels parce qu’ils s’inscrivent durablement dans l’aménagement du territoire et impactent concrètement la vie des citoyens ou des clients au quotidien, dans les transports, l’énergie ou les infrastructures. Il n’est pas donné à tout le monde de contribuer à la construction de tels équipements!

 

Pour autant, d’un point de vue managérial, l’intérêt évident des collaborateurs pour un projet suffit-il à obtenir un collectif performant? Est-ce que l’univers des projets fait exception aux autres modes d’organisation quant à la nécessité de partager une vision et de donner une âme au projet?

La réponse est non. Pour plusieurs raisons. En voici 3 parmi d’autres que je vous expose aujourd’hui :

– Quelle que soit la taille du projet, celui-ci est découpé en plusieurs sous-projets ou en directions qui en gèrent telle ou telle partie. On perd alors l‘agilité du mode projet pour retrouver les travers des organisations pyramidales et la segmentation en silos.

– En fonction de l’avancée du projet, ce ne sont pas les mêmes compétences qui sont les plus valorisées et qui « prennent la lumière ». Et pourtant, chaque étape a besoin des compétences de tous, même de celles qui œuvrent dans l’ombre et qui peuvent se sentir délaissées.

– L’adaptation à la réalité du projet. Tout est prévu… mais rien ne se passe comme prévu. Car de nombreux projets évoluent dans un écosystème dont ils sont interdépendants (client, fournisseur, actionnaire, Etat, opinion publique, …)

 

 

Aussi passionnant puissent-ils être, les projets soumettent leurs collaborateurs à une exigence forte sur une longue période. Ils requièrent pour ces derniers beaucoup de flexibilité.

Développer une culture managériale qui apporte du « sens », une vision globale et facilite la collaboration transversale est cruciale pour la réussite de ces projets. Vos collaborateurs se sentiront alors comme des bâtisseurs de cathédrale et non comme des tailleurs de pierre, comme l’illustre le conte ci-après :

Raymond Lulle, philosophe, alchimiste, poète, mystique et missionnaire majorquin du XIIIesiècle, descendant d’une famille noble catalane, passant devant un chantier, demande à un ouvrier qui taille des pierres : « Que fais-tu ? » : « Je taille des pierres » lui répond cet homme. Il pose la question à un deuxième ouvrier qui lui répond : « Je gagne ma vie ». Enfin, le troisième, à qui il fait la même demande affirme resplendissant : »Je construis une cathédrale » …

 

Comment apporter ce supplément d’âme au projet?

 

Ce sera le thème de mon prochain billet. D’ici là, je vous souhaite une excellente année 2016!

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